mercredi 7 mars 2012

Savoir rester Demi Moore

Ca fait plaisir de revoir les mêmes têtes quand même... Y’a un côté rassurant de se dire qu’il y en aura forcément encore un qui sera là, que ça se peut pas que j’sois la seule qui reste, à jamais rien changer… pour les siècles des siècles.


- Hé Boy ! Et ben Salut alors dis-donc-dis donc ! C’est qu’on a changé, ya franchement moins de monde au balcon, trouvez-pas ?

- Pourquoi vous m’avez donné rendez-vous ici ?

- Pour changer. Jme dis qu’au bord de la falaise on peut bien tout se dire, de toutes façons tout part au vent, regardez là bas mon paquet de chips, heureusement qu’il est rouge !

*soupir*

- Alors on est venue pour quoi cette fois ? On a perdu ses langes ? On a encore voulu trop vivre et on a plus les guts de mourir ? On veut faire un peu de kick-boxing peut-être ?

- Non.

- Oooooh noooon… elle va pleurer…. Ooooh…. Pardon je suis trop brusque … c’est vrai. Excusez-moi. J’oublie toujours à laquelle je parle :

Scamble ça fait 3 minutes que vous êtes arrivée et jme suis déjà vomi dans la bouche, alors accouchez.

-  Jsuis pas en état aujourd’hui pour votre agressivité… jreviendrai une autre fois… peut-être

- Ah non, vous m’obligeriez ! Voyons donc ! Vous êtes ici, vous me terminez le spectacle ! Venez ici…

- Ne me touchez pas !

- La grande tragédie comico-drama ! Ca faisait longtemps !… si jme laissais aller où bon vous semble, je dirais presque que vous m’avez manqué. Le perpétuel déluge qui vous assaille 5 fois par jour et qui vous rend triste comme la pierre quand il s’éloigne trop longtemps est un de mes actes favoris. Et l’avantage avec vous, c’est que comme vous n’apprenez jamais rien de vos erreurs, j’ai le loisir de me retaper le film tous les 2-3 ans. Regardez, regardez mes joues ! J’ai tout à coup repris goût à la vie de simplement vous voir stagner. Il y a en vous un petit côté purin putride. C’est campagnard de vous avoir.

- Ta gueule.

- Oh ! Tout de suite !
Allez… psst… avouez… vous êtes encore plus au fond du trou que la dernière fois hein ? Allez quoi… vous pouvez bien me le dire, comme dirait l’autre ‘jdirai rien !’ Vu votre face, vous êtes certainement pas venue jusqu'ici pour me saluer ou pour fumer de la roche ! Mmmh ? Non non, vous êtes venue pour me dire autre chose, et je suis tout ouïe mon petit ! TOUTOU I ! Allez allez… vous me faites languir … Scamble… dites le, allez y… à mon oreille. Avouez-le. ..Vous le savez bien que je suis la seule personne à qui vous pouvez vous confier réellement…. Alors faites vous ce plaisir… laissez-vous aller.

- Ah mais laissez-moi ! Je n ai pas la force...

- Oh non… ! Seigneur dieu elle n’a pas la force ! Elle est trop faible…
Scamble regardez moi

regardez moi…

SCAMBLE !
- Quoi…

- Regardez moi

- Oui bon ! Quoi je vous regarde et après !

- Vous êtes une merde et je veux que vous le répétiez après moi.

- Allez vous faire foutre professeur. C est facile et gratuit ce que vous faites.

- Dites le je vous en supplie ! Et en passant, vous savez que rien n’est gratuit avec moi… Ish ! Mais vous vraiment moche, de proche ! Va falloir penser à prendre soin de vous un peu mieux si vous voulez pas finir comme votre tante !

- Comment ça comme ma tante ?

- Ben oui, dans le congèle à côté du chien ! Bon allez j’ai pas que ça à faire. Lâchez moi votre tigre et ouste jusqu’à l’année prochaine. Vous tombez mal, sans rire. J’ai des soucis personnels à régler, et j’ai vraiment pas envie qu’on se la fasse longue alors 5-4-3-2-1 s’il vous plait !



Tombée dans le coma, réanimée à couteaux tirés, toujours rien, toujours rien. Je t’ennuie et je m’emmerde.
Partie Paris, parvenue, proprette endimanchée, de retour en silence la tête basse, regain de jus, pleine de mojo jreprends la course et paf ! Jte redépasse.

Vraiment ?

Allez vous coucher les enfants, c’est leurre. Tiens d’ailleurs puisque t’es debout, t’en est où ? T’en est où de te poser dans le Responsable ? T’en es où dans tes papiers ? Dans ta job ? Dans ton band ? Dans ta Benz ? Dans ton lit, dans tes projets ? Hein ? Hein ? Dis ! Tu viens quand ? À quelle heure tu vas te réveiller, dis ?

Tu ne veux pas de la vérité.
 En fait si. Tu veux la vérité, mais qu’à la fin jte dise mais non, jrigolais.

Tu voulais reprendre à partir de où déjà ? De la période où t’aurais jamais pensé ça de moi ou de la période où franchement t’es déçu ?

Donc oui, comme prévu, irresponsables prises de décisions inutiles, voyages inutiles, appartements inutiles, relations outrecuidantes avec poils dans le dos inutiles, bureau, travail, chanson, ennui.
Ennui.
Temps qui passe.
Amis aussi.

Mais cette fois, jme suis pas faite avorter. 
J’avais pas besoin.




- Vous dites rien ?

- Pardon ?

- Ben c’est fini, vous dites rien ?

- Comment ça c’est fini ? Qu’est ce qui est fini ?

- Ben… ça, là, ce que je voulais dire…

- AH ! Pardon !!! Wow ! C’est ça votre moton du jour ?! après 1 an et demi ?!! Calvaire jpensais pas qu’on en arriverait là tous les deux. Tiens, je sais même pas quoi dire, vous venez de me boucher le conduit avec votre pensée de poisse. La plus mauvaise de toutes. Ark...
Je ne sais même plus comment...Scamble, vous êtes… repoussante. Tiens d ailleurs éloignez vous un peu plus par là bas. Voilà près de la poubelle. Ouf…
Qu’est que vous voulez que je fasse de ça… jveux dire… on fatigue là non ? C’est TOUT ce que vous avez à me livrer cette année ?! Ca fait un peu vache maigre vous trouvez pas ?


Hein ?... Scamble… 
OH ! REGARDEZ MOI!

- Arrêtez de me tirer le bras ! je sais pas quoi vous dire… non … oui… vous avez raison. On fatigue.

- Hey… arrêtez deux secondes vous voulez ? Qu’est ce qui vous démoralise dans le fond ? Le fait que vous ayiez épuisé toutes les possibilités de vous décevoir sans parvenir à y arriver, ou le fait de vous rendre compte que vous êtes en train de vous rendre compte que vous vous fichez de tout et qu’en plus, ça vous rend heureuse ? Pour de vrai regardez moi non d’un chien… dans quoi avez-vous mis ne serait ce qu’une bille cette année… en vrai ?

- Dans rien…

- Faux ! FAUX ! Vous êtes presque charmante quand vous faites votre petite mouche de pare-brise… Scamble cette année, vous avez fait tout ce que vous vouliez. Vous avez décidé de tout, jusqu’au bout. Et ce qui vous emmerde, c’est que vous vous êtes trouvée molle. Pourquoi ? Parce que vous êtes vieille.
Et comme vous êtes vieille, vous avez peur.

- Ca va… pas si vieille quand même…

- Votre gueule Scamble… oui vous êtes vieille. Point. Mais vous ne l êtes pas pour rien regardez… vous êtes enfin vieille! Vous êtes donc seule capitaine à bord, et vous avez la trouille ! C’est ça qu’il se passe ! Et donc, vous avez monté la montagne et êtes venue me dire à quel point vous êtes pathétique, et c est pour ça que je vous écoute : allez-y, c est le moment.

- Vous êtes la personne la plus ignoble que je connaisse.

- Tutututu ! J’écoute…

*soupir*
- Ok…

- Quoi on vous prie ?

- Je suis une merde.

- Et ?

- Et quoi ! Vous voulez que jme jette par-dessus bord ??

- Non, ca serait vraiment moche. En plus je suis sûr qu’écrasée sur la roche, vous devez pas être du genre à vous fondre dans le décor si vous voyez ce que je veux dire. Non, vous êtes une merde, et ?

- Et c est tout, j ai compris. Laissez moi maintenant.

- Ah non c est pas tout ! Vous êtes une merde, et à partir de maintenant, vu que nous sommes tous les deux au courant, j’ai le plaisir de vous faire savoir que nous pouvons dès à présent chacun vaquer à nos occupations tranquillement et passer à autre chose dès que vous m'aurez payé ce que vous me devez pour la consultation extérieure.

- Je vous hais, professeur.

- De rien. Moi non plus.

vendredi 4 novembre 2011

T'sour de bras

Cette nuit le côté sombre épais

À l’arrière de ma tête a glissé

Le long du lit de la révère

Le long de mon cou,

le long de ta chère


M’avalant trempée à vif vers les affres folles ailées

Des villages blancs de boueuse craie.

Parées de nacres sales

les vieilles musiciennes édentées dégainent

à tout vent un mélodrame

Une oraison lourde et noire

d’un temps qui semblait révolu



Le côté sombre qui ne dit mot

d’un côté suc qu’on sent immonde.



Faudrait pas oublier ses vitamines.

mercredi 5 octobre 2011

Je hais les sports collectifs.

Hier soir j’ai toussé quelqu’un et il m’est sorti par les yeux.


Je n’ai pas été surprise ni effrayée, en tout cas plus maintenant. C’est quelqu’un que j’connaissais d’avant mais comme on ne s’entendait pas très bien, j’avais décidé de le laisser en retrait. Depuis peu, il se frayait un chemin perpendiculaire à celui qui va tout droit, poussant les autres pour les faire plier car ils sont bien élevés mais ont parfois tendance à se laisser marcher sur les pieds. Comme j'étais occupée à regarder ailleurs, il a continué à bousculer le monde en place passif avec des mouvements brusques jusqu'à ce que le téléphone sonne et que je dise que j'étais trop loin.


Ensuite j'ai eu mal au ventre, puis au dos, à la tête, j’ai eu des boutons, puis la semaine dernière j’ai eu l’impression que ma peau était recouverte de toiles d’araignées qui voulaient entrer dans mon nez. Au fur et à mesure que je me grattais, je faisais des rêves avec des immeubles en feu et des choses qui frappaient mon nombril. Ca n’était pas très agréable alors j’ai commencé à éternuer mais pas sur tout le monde.


J’ai éternué dans mon travail, dans ma rue, dans ma salle de bain et une fois sur ma demande de résidence permanente.


Et à chaque secousse, quelqu’un se rapprochait dans ma tête sans que je fasse quoi que ce soit pour arrêter d'y penser parce que pour tous les autres, c’était tellement impossible que ça existait plus, un peu comme si la guerre se déclarait maintenant, pendant qu’on était assis, comme ça. Moi j’saurais pas quoi faire si ça arrivait, mais des fois j'aimerais bien que ça arrive.


Du coup j’ai tapé un nom dans Google image.


À la première lettre, j’ai eu l’impression que l'intérieur de mon corps était devenu minuscule dans l'emballage et que mon cœur s'était fait pousser des pieds pour bondir dans mes oreilles. J’ai regardé mon téléphone pour appeler n’importe quoi qui pourrait me changer les idées puis j'ai préféré l'éteindre parce que c'est quelque chose que je devais faire toute seule. Quand j’ai eu terminé de taper le nom au complet, j’me suis dit que c’était bien parce que c'était tellement un flou souvenir que ça devait pas vraiment exister… alors quand la page des images s’est chargée j’ai fermé les yeux.


Quand je les ai ouverts, j'ai pas pleuré parce que jme suis dit qu'on avait pratiquement le même age du coup c'était pas si catastrophique.


Après j'ai vu la date de naissance.





jeudi 25 août 2011

Mulette

Tu sors

Tu sors sans rien toucher sans rien sentir respirer souvenir regarder pourrir et crever


tu sors le nez bouché


Tu sors aveugle sans étriers, sans muselière ni fer à ton sabot

Tu sors fusillé

Sans rien plus voir

Sans te retourner, sans rien hocher quoi que ce soit de VRAI


Tu sors en silence

Tu sors sur la suinte des pieds Tu sors le noir venu


derrière la truie tombée


Tu sors au son du tambour, tu sors comme on reviendra jamais



Tumeur.


Tumeur pas sur ma chair, tumeur pas dans mes cheveux non plus,

Tumeur pue de la gueule

Un jour que je m'en souviendrai plus

Tumeur dans ton sang, tes yeux, ta Bouche

Tumeur en pleine sale face à face de paix

Tumeur comme un vent mauvais.

  • Tu sors comme une mauvaise passe Tu sors par la petite porte crasse

du fond du corridor Tu sors comme t’es venu


tumeur pas rapport

Tu sors sans levée de fonds, tumeur de fond de trou


Tu sors comme prévu,

traînant comme un chien


Pissant sul décor Tu sors


Sans générique de fin.

mercredi 22 septembre 2010

Julia Roberts

"- Et ben c'est pas trop tôt où vous étiez passée ?


- Ben rien.


- Comment ça « bien rien » ? Vous vous fichez de moi ? Ça fait combien de temps que vous vous êtes pas pointée ici ?


- Je sais mais en fait je viens vous dire que je ne reviendrai plus jamais voilà.


- Ah! Et qu'est ce qui vous fait dire une énormité pareille ? Vous avez vu vos cheveux ?


- En fait je pense que vous vous foutez de moi depuis le début. Vous m'avez enlisée dans un mensonge que je n'ai jamais vu venir mais cette fois ci c'en est trop, j'ai vu clair dans votre petit manège et je viens vous dire que c'est terminé car je sais exactement ce qui m'est arrivé et c'est en partie à cause de vous, espèce de manipulateur !


- Et qu'est ce que c'est que ça dans votre sac, d'abord ?


- Cela ne vous regarde pas.


- Alors pourquoi est ce que vous venez de me le poser sur les genoux ?!


- Parce que.


- Écoutez Scamble, on va pas y passer la nuit. Crachez votre morceau et ensuite je vous fais faire un nouveau traitement parce que pardonnez moi mais je pense que je vais vous en coller une avant que vous n'ayez terminé de me retourner le cabinet, si vous me pardonnez l'expression.


- C'est un kimono.


- Bon dieu de merde et qu'est ce que vous fichez avec ça ?


- C'est là où je voulais en venir. Depuis tout ce temps qu'on se voit et que vous me serinez avec vos concepts débiles, et bien j'ai découvert toute seule la solution. Parfaitement. Et tout ça pendant que j'ai pris vacances de votre sale bureau.


- Très bien, et qu'est ce que c'est je vous prie ?


- Je suis japonaise.


- QUOI ?!


- Je suis japonaise ! Vous êtes sourd ?!


- Vous voulez une gifle ?


- Tiens c'est tout à fait vous ça de vouloir employer la violence au lieu d'admettre que vous vous êtes foutu le doigt dans l'œil !


- Mais taisez vous nom de dieu ! Qu'est ce que c'est que cette histoire à dormir debout ?! Depuis quand est ce que vous seriez japonaise et d'abord qu'est ce que vous pouvez bien connaître au Japon ? Vous vous êtes regardée ?!


- Et bien premièrement, je vous signale que si vous, vous m'aviez regardée, vous vous seriez aperçu que je suis très typée et que j'ai une démarche de japonaise. Regardez.


- Non mais ça va pas bien ! Vous allez me faire croire que vous marchez comme ça depuis toujours peut-être ? J'aimerais bien vous voir monter les escaliers, tiens ! Et depuis quand les japonais marchent en crabe on peut savoir ?


- Ce n'est pas du crabe abruti ! C'est la démarche des geishas, et ce depuis la nuit des temps.


- Vous m'en faites une belle de geisha ! Mais bordel où est ce que vous allez chercher des conneries pareilles ?!


- Ecoutez. Si vous êtes trop obtus pour vous rendre à l'évidence, c'est pas mon problème. Je viens de vous apporter sur un plateau les années d'erreur de diagnostic que vous avez fait et je vous jure que je suis à deux doigts de vous traîner en justice, assassin !


- Ma pauvre vous êtes pathétique. Et arrêtez de marcher comme ça vous me donnez la nausée ! Allez vous asseoir bon sang !


- Docteur, si vous ne baissez pas d'un ton je vais me trouver dans l'obligation de vous faire une prise d'art martial sur-le-champ.


- Voyez vous ça ! Et bien je vous en prie, faites donc Madame la geisha de mes deux !


- Très bien, vous l'aurez voulu :


,


- Aïe ! Mais qu'est ce que c'est que ça ?!


- Un mounch.


- Un mounch ????! Mais bordel vous venez de m'enfoncer votre stylo dans l'oeil ?!! Scamble je crois que définitivement vous êtes complètement frappée. J'appelle la clinique.


- Et ben c'est ça, appelez là votre clinique , ils vont tous se foutre de vous et vous aurez l'air encore plus con que d'habitude.


- « Allo ? Oui bonjour ici le docteur Xaong et j'ai très mal »


- Ce type est barge.


- Taisez vous vous au lieu de marmonner ! Allez donc me chercher de la glace et asseyez vous sur ce divan nom de dieu ! « Oui pardon Madame, voilà : je viens de me faire agresser par une personne de couleur et je crains qu'elle ne m'ait transmis quelque maladie... »


- Écoutez Docteur je ne vois pas du tout ce que je pourrais bien encore avoir à faire ici alors que vous vous ridiculisez de plus en plus et qu'en plus ...COMMENT ÇA UNE PERSONNE DE COULEUR ?!


- « Oui parfaitement, infirmière...oui. Très bien alors je vous attends. Merci bien ça va aller ». Qu'est ce que ça peut bien vous faire les différences raciales vous là bas ?! Vous êtes raciste ou quoi ?

- Je perds mon temps. Je perds mon temps et vous êtes un idiot. Rendez moi mon sac de sport immédiatement.


- Comptez là dessus Scamble ! Malheureusement il va falloir vous bouger le cul et venir le chercher vous même et puis alors bon courage parce que j'ai décidé de le porter à vie votre saleté de kimono.


- Ordure


- Imposteure !


- Je vous aime.


- ….QUOI ?!!!!


- Je vous aime. Gardez le Kimono. Adieu.


- VOUS ÊTES UNE POULE MOUILLÉE SANS NOM Scamble! Vous êtes en train de me faire croire que vous m'aimez UNIQUEMENT pour ne pas avoir à vous confronter !!!! Quel toupet !


- Docteur la clinique va arriver, il est encore temps d'être raisonnable. Rendez moi ce sac de sport et tout se passera bien. Vous avez vu votre œil ? Il a perdu tout son blanc. Ça n'est pas très joli à voir, regardez vous !


- J'espère que vous n'avez pas le sida au moins !


- MAIS PUISQUE JE VOUS DIT QUE JE NE SUIS PAS NOIRE !!!!


- Non mais oh! Sale raciste ! Depuis quand les noirs ont le sida on peut savoir ? Mon petit il va falloir sérieusement à songer à réviser vos races !


- C'est vous qui me traitez de raciste, espèce de Nazi ?! On ne dit pas RACE ! On dit origine et j'en ai définitivement trop entendu dans cet endroit innommable. Adieu et j'espère que votre oeil tombera dès ce soir ! "




Je sortais en lui arrachant le sac de sport et ne remis plus jamais les pieds dans cette boulangerie.






samedi 15 mai 2010

Comme dans l'temps

Lundi, mais c'était déjà prévu. LAINDY. Lundi, on le savait, on fait pas 7h et demi d'avion avec 6 heures décalage horaire pour commencer son premier jouir de bureau. Non on fait pas ça mais c'est assez drôle car après tout...tsé. Premier retour en grandes pompes dans l'univers paradoxal de l'alinéa 5 Article 8. Le monde de l'usufruit et de la photocopieuse couleur Xerox. Le silence des couloirs, la jupe de la secrétaire et le passe de l'entrée.
On y est, et c'est beau.
Il est 18 heures mais en fait 12, tout me manque et personne n'est là. Je tape, tape, tape les maudits sans que personne n'ait à y redire et y'a pas à dire. Je suis rentrée.
Que vivre ?
Tout fait bien trop de bruit, et mon esprit collé à la rue d'Iberville ne reconnait plus les fautes. Demain peut-être. Demain c'est mardi et j'y retourne encore plus inadéquate. Tant pis, noir pour noir, personne ne verra que j'ai dormi dans mon chandail. La stagiaire est crevée mais comme c'est pas comme si on m'attendait alors t'inquiète, je fermerai après toi et oublie pas ton passe.

Pas de passe.

Je passe.

Je reste.

Pas de passe à 4 heures du matin, c'est comme se réveiller dans le salon parmi les verres vides des amis qu'on a pas entendu partir.

J'suis faite.

Puis finalement après 2 heures d'au bout du fil ne quittez pas avec l'homme de la police, le bouton de sortie d'urgence que je regardais depuis bien trop longtemps m'est apparu comme jte pousse.
Non, y'avait pas de Grudge devant les caméras de surveillance. Y'avait juste moi pis la porte blindée.
Mercredi aussi j'y suis restée bien plus tard qu'un peu trop, avec comme bonne nuit un rentrez chez vous ca ira comme ça. Mais c'est pas non plus pour ça que j'ai bu.

J'ai bu parce que jte trouve moins lourd à porter quand tout le monde tourne autour d'eux-même. J'ai bu pour pas penser au fait que de toutes façons j'allais certainement pas m'en souvenir. J'ai bu, puis quand j'ai trouvé que pour un portugais il se débrouillait pas trop mal avec mon 2 grammes et demi sans conviction, il a répondu qu'il était espagnol.

Je crois que j'ai dit que j'étais désolée.

vendredi 30 avril 2010

Crémaillère

« - T'es tombée du lit la môme?

- Nan, j'vais à un entretien de travail

- A cette heure ci?! 'Tain se font plus chier les mecs...qu'est ce que tu bois?


Un Irish Carbomb


- Un café allongé avec du lait s'il te plait.

- Et c'est pour ça que t'as fermé ta chemise aussi loin ? Détends toi c'est pas la fin du monde, c'est pour quoi ce boulot?


- Pour faire du travail. Dans une chaise sur la moquette dans un bureau, dans un immeuble.


- Bon allez fais pas cette tête, ça va marcher j'en suis sûr



... moi j'voulais apprendre l'italien à même le sol.....



- T'as raison on verra bien....merde il pleut et je suis en sandales...tu crois j'ai le temps de changer mes pompes?

- Mais oui, t'es large ! »


Je sais



Maison-chaussures-miroir-face de wtf-porte


Porte.

Porte......

heu...


Hein? Ben allez, go! Hop! Porte!


Où?



LA PORTE CAWLISSE !



T'es trop loin j'vous entends pas



Et c'est quoi qui pue comme ça d'abord? Merde vous pourriez au moins débarrasser la table de temps en temps c'est tout le temps moi qui me farcis tout dans cette maison...et la poubelle ! Oh non hein mais quand même on est plus des ados à la fin !
Tiens, qu'est ce que c'est que ça? Ah ben oui! Le voilà. Le super collier que je trouvais plus...à sa place derrière l'aspirateur. C'est dingue comme quoi quand on y voit plus clair tout devient évident... d'ailleurs tiens est ce que je rentre encore dans cette petite robe ? J'vais prendre une douche d'abord ca sera plus simple.Oh shit que a fait du bien. C'est la meilleure douche que j'ai prise depuis bien longtemps. Jpense même que je vais me relaver les cheveux avec ce délicieux Fructis aux vitamines et minéraux « colorshot » qui sent si bon qu'on en mangerait.
Quand même, tu nous manques Alain Bashung
Et cette chanson là...comme un Lego...c'est fou pareil. Quand il dit « Comme un Légo avec du sang »...c'est vrai, un Légo ça a pas de sang, d'ailleurs un stylo non plus ça a pas de sang...ou ptet que oui, l'encre, c'est le sang du stylo comme l'eau du robinet c'est le sang du robinet, et que quand tu l'ouvres, tu fais saigner les tuyaux ? Quel poète ! Quelle finesse....je sais pas si jpourrais écrire un truc pareil, aussi vrai, aussi profond...aussi simple finalement. Tout le monde nous fait tout le temps chier avec la complitesse des choses et des situations quand simplement prendre le temps de regarder autour et de voir que tout a finalement un sens. Que c'est beau. Quelle belle journée les amis.
Jpourrais tout faire !
Plus rien ne m'arrête. Tiens d'ailleurs allez. Je vais aller tenir compagnie à Angelo du café du coin, il est tellement cool on fera des blagues.


Merde, il pleut.