Pleine face.
J’ai les yeux tellement secs, j'arrive à me gratter l’iris.
Mine de tapis de bain.
Air de rien.
Plus je m’approche du miroir plus jme rend compte du sens de la redéfinition des contours du visage. J’ai la gravité démesurée.
Arrête de bouger vous êtes chiants.
T’es partout. Je sais même plus qui tuer. Toi parce que tu me coules entre les phalanges avec ton oeil sur la photo, toi parce que t’as préféré pas faire les pâtes, toi parce que tu m’fais pleurs, toi parce que jme regarde plus comme avant.
Qu’est ce qu’on fait ?
Jle sais que tu comprends pas et si j'étais plus rapide t’aurais pas frappé si fort.
Je sais même pas quand est ce que tu vas redémarrer.....
J’ai juste eu un ptit vomi que jte jure que c’est parce que j’savais pas quoi dire
J’avais pas écouté.
Je découvre. Je rewind.
Jte conséquence et tu pourras même pas m’engueuler si jme trompe.
Jpeux même pas te manquer...si ça se trouve.
Jpourrais t’obliger à me faire porter ton coeur, à lui faire du bouche à trous jusqu'à ce qu'on ait plus le temps de s’en foutre.
Maudit que jt’aime.
Je vois encore la ptite chaussure près du meuble trop cher, le bruit de ton pet qui sent même pas si fort.
Bastardo.
La lumière des chiottes.
La rue, l’escalier et le troisième bouton de l’interphone.
Jte pleure tous en même temps.
J’arrive pourtant à te dire d’accord. Appelle moi demain, on parlera de toi qui t’es barré. De toi qui te terrasses trop. De toi, avec qui je sais pas si tu vas m’en remettre. De nous.
Qui va manquer ?
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