Tout est orange.
Obèses oranges, portes oranges, dans le ciel sur mes idées.
La misère au coucher du soleil est toujours moins sale.
Les putes coûtent le même prix que la chambre d'hôtel et les bateaux qui se garent dans leurs raies s'appellent Vinceremos.
Tu banques.Tu jouis. Tu pars.
Tu pars.
Tu parles !
Je me couche sur le côté pour sentir le coin du lit. J'voudrais rentrer dans ma mère.
Tu veux pas venir ?
Y'a du raggaeton, on pourra tous se danser au cul, regarde !
Rolando t'attend avec son père.
Air d'y revenir sans y être jamais entré.
Mojitos.
Mort itou.
Bien serré avec plein de rhum.
Tout part.
Quand le vieux s'amène et qu'il me voit, c'est la mort de sa bouche que je peux sentir jusqu'ici.
'chu merde en d'dans, tu peux pas comprendre.
Derrière lui une petite qui claque, qui évite tous les regards sauf le sien qui s y accroche comme une gastro.
Même ses seins peuvent rien y faire. J'suis fini.
Je lui ai demandé hier soir de remonter sa robe jaune. Et même après ça j'étais encore mort. Elle me tiens la main la chienne. Elle me tiens la main quand je bouffe, quand je pisse, quand je banderai plus jamais...
Quand j'marche.
Elle me tiens la main.
Jvais crever.
Jvais crever et elle va s'en foutre.
Elle va pouvoir se payer sa ptite crème. Si j'avais encore un système sanguin j'lui écraserais son cou de poule.
Pute.
Je prends mon rhum orange, fais le tour de la table, et là je vois sa main. Sa toute petite main d'enfant dans celle crasse du vieux qui meurt.
Elle a tout compris.
Viva Fidel.
2 commentaires:
Elle a Free.
Et si elle lâche?
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